Le pluriel des noms

Myriam Arcangeli

 

La marque du pluriel pour les noms français est un -s ou un -x silencieux à la fin. Il est donc en partie logique que les noms qui finissent déjà en -s ou -x, et ceux qui finissent en -z, soient invariables au pluriel: on dit un ou des prix, un ou des cours, un ou des nez. Certains noms empruntés aux langues étrangères font de même: il y a ainsi un ou des forum, un ou des extra.

 

La grande majorité des noms prennent un -s au pluriel, mais attention! Un -s qui ne se prononce pas. La prononciation est la même qu’il existe un «détail» ou plusieurs «détails» à expliquer.

 

Les noms qui finissent en -eau, -au et -eu prennent un -x: des gâteaux, des noyaux, des cheveux. Il y a quelques exceptions à cette règle, dont: des sarraus, des landaus, des bleus et des pneus.

 

Parmi la majorité des noms qui prennent un -s, il y a bien sûr les noms qui finissent en -ail et en -ou. On trouve ainsi des épouvantails et des trous. Cependant, ces deux groupes ont plusieurs exceptions qui prennent un -x. On dit par exemple: un travail, mais des travaux; le corail, mais les coraux. Tous les écoliers français apprennent par cœur la liste alphabétique de ceux qui finissent en -ou: bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux.

 

Les noms en -al changent un peu plus que les autres au pluriel et vont se terminer en -aux, comme par exemple: un animal, des animaux. Là aussi, des exceptions existent comme: les bals, les carnavals ou les récitals. Un idéal est bien pratique car il peut devenir, au choix, des idéals ou des idéaux.

 

Quelques rares noms changent carrément d’orthographe au pluriel: un œil devient des yeux; un monsieur, des messieurs.

 

Enfin, quelques noms vous faciliteront la tâche, car ils n’ont pas vraiment de pluriel, la plupart du temps dû à leur signification, comme par exemple: la fierté, le vrai ou l’argent. D’autres ne s’emploieront qu’au pluriel, comme les mœurs ou les fiançailles. Et bonne nouvelle! Les vacances, elles, sont toujours au pluriel. Ainsi, on part, ou on est, toujours «en vacances», même quand celles-ci ne durent qu’un jour.

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